Graffiti

Effet Graff ancre le graffiti au Bénin

Effet Graff ancre le graffiti au Bénin

Le mois de février 2019 a été l’occasion de découvrir Effet Graff, festival de graffiti qui a lieu au Bénin. Il est organisé par l’Association Sèna Street Art (ASSART) créée par un groupe de jeunes artistes engagés dans les domaines de l’art.

Brève historique

Stone et Dr Mario, fondateurs de l’association commencent par peindre des murs à Cotonou en 2013 avec très peu de moyens. Leur but est clair : montrer l’utilité sociale d’une discipline qui a le pouvoir d’inspirer le dialogue et séduit chaque jour un peu plus de personnes au Bénin.
Entre le début de leur activité et la 5ème édition d’Effet Graff, il y a l’investissement personnel et la conviction que l’art urbain mérite d’être accessible un plus grand nombre, tant il égaie le quotidien des gens. 

Peindre un mur, c’est contribuer d’une manière ou d’une autre à guérir quelqu’un… arracher un moment de bonheur à quelqu’un qui tombe inopinément sur un mur par exemple en allant au boulot le matin, pour moi c’est guérir ; je soigne les gens à travers la couleur, d’où le pseudo Dr Mario .

Dr Mario

L’association creuse son sillon en s’inspirant de ce qui se fait déjà dans d’autres festivals, à l’instar de son aîné Regraff [1]
Avec le temps, l’équipe s’étoffe et ils comprennent qu’un tel événement peut se déployer dans tout le pays. Le besoin d’explorer d’autres villes s’est concrétisé en 2017 quand ils se rendent compte que les gens étaient tout aussi réceptifs (voire plus) de leur message en dehors de Cotonou, la capitale économique du Bénin. 

Le Bénin ne se limite pas à Cotonou. Il faut sortir de Cotonou pour se rendre compte que les gens sont plus réceptifs à la chose que ce qu’on peut imaginer.

Stone

Ils décident alors d’aller à la rencontre du peuple et des différentes cultures .

Février 2019

Cinq ans après la première édition, les voici donc sillonnant 4 grandes villes du pays entre le 18 et 28 février 2019. De Cotonou à Grand-Popo en passant par Ouidah et Comè,  je découvre une trentaine de jeunes motivés par la nécessité de partager leur savoir. Ils composent avec toutes les difficultés qui persistent pour organiser ce genre d’événements au Bénin, pays où la valorisation des artistes n’est pas toujours une priorité. Rien donc d’étonnant à ce que la majorité des subventions des premières éditions du festival se soit faite sur fonds privé.

Infographie Effet graff 5 ©nofakeinmynews

Cette année, avec un budget évalué à 8 millions 827 mille de francs CFA [2] , l’association s’estime sur une bonne ligne de progression car elle optimise au mieux les moyens dont elle dispose. Elle revendique sa volonté de ne pas faire du graffiti vandal, consciente que la connotation négative accolée à cette forme d’art peut en desservir la cause. Il faut être perçu comme de véritables artistes de rue et éviter absolument d’être catalogué comme des voyous. 

Ici, nous, on fait le graffiti pour marquer les cœurs

Stone

Elle est de plus en plus crédible, alors les partenaires répondent plus présents. La rencontre des autorités locales ou institutionnelles se fait avec plus de fluidité pour obtenir des espaces culturels adaptés ou l’autorisation de peindre les murs.

Pour 2019, ASSART choisit des villes où la jeunesse est confrontée au besoin d’identification à un modèle de société. Elle axe sa thématique sur la célébration des « personnalités » modernes du pays.

En plus du graffiti, cette nouvelle édition s’enrichit donc des divers ateliers pluridisciplinaires, gratuits et ouverts à tous (ateliers de dessins animés, photographies, danses urbaines, calligraphies et musique). Tout un complexe d’activités développé autour d’un message porteur fort : mettre « l’art au service du peuple ». La cible prioritaire reste des jeunes chez qui ce festival pourra susciter une vocation particulière. L’ambition est que d’ici 5 ans, les talents dénichés aujourd’hui puissent s’engager en tant que participants actifs et créateurs pour les prochaines saisons.

La preuve par l’image

C’est ce à quoi s’est employé l’ensemble des organisateurs pendant les 10 jours du festival, où j’ai assisté à la réalisation de fresques murales et à certains ateliers.

À Cotonou, sur le mur à la Place des martyres, quatre jeunes parmi des talents révélés par Irawo sont à l’honneur.

Festival Effet Graff 5 - Fresque de la Place des Marthyrs à Cotonou 2019 - ©nofakeinmynews

À Ouidah, la fresque rend hommage à Oscar Kidjo, créateur du centre CIAMO  décédé quelque temps avant le début du festival. Son portrait figure sur le mur pour saluer l’appui qui a été le sien.


À Comè, en plus de la fresque murale, le centre Carrefour de jeunes a servi de lieu pour la mise en place des divers ateliers dont le graffiti et les danses urbaines.

Festival Effet Graff 5 - Mur réalisé à Comè - 2019 - ©Imagine Bénin

À Grand-Popo, sur les murs de la Villa Karo, le groupe qui a mis en avant des artistes du 7e art Djimon Hounsou et le cinéaste Sylvestre Amoussou

Festival Effet Graff 5 - Mur réalisé à Grand-Popo - 2019 ©Imagine Bénin

Pour clore le tout, les Amazones prennent le relais du mur au Centre à Cotonou, histoire de hisser un peu plus haut La femme, avec l’envie qu’elle serve de référentiel à d’autres générations.

Festival Effet Graff 5 – Amazones – Le Centre Cotonou 2019 – ©nofakeinmynews

La boucle est bouclée.

Mon point de vue

Par manque d’anticipation de mon côté, je n’ai pas pu suivre l’équipe dans sa tournée 24 h/24. Je sais qu’une immersion totale pendant tout le festival aurait été souhaitable pour restituer au mieux la densité et la richesse des moments vécus autour l’événement. Néanmoins le temps passé en leur compagnie à chaque fois me permet de témoigner de la bonne ambiance qui a régné dans cette équipe, de la volonté de se perfectionner et l’investissement dont a fait preuve chacun afin de concrétiser l’objectif de départ.

Festival Effet Graff 5 -Bus et bagages de la team- Comè 2019 - ©nofakeinmynews

J’ai été agréablement surprise par le dynamisme et la hargne qui animait le groupe , conscient des limites qui pouvaient parfois s’ériger en termes de technique, d’organisation ou de matériel. J’ai aimé l’état d’esprit autour d’un événement dont l’expansion est à portée de main et qui pour l’heure reste encore suffisamment à taille humaine pour que le plaisir ressenti ne soit pas feint.

Je suis convaincue que cette aventure connaîtra un bon parcours si ASSART (qui semble avoir l’ambition de faire d’Effet Graff un événement de référence) parvient à attirer dans les prochaines éditions encore plus d’artistes d’envergure venus d’ailleurs pour confronter les expériences de création.

Vilédé GNANVO

En savoir plus

[1] Festival de graffiti en place depuis 2012 au Bénin et piloté entre autres par l’artiste Rafiy Okefolahan
[2] Chiffre issu de la conférence de presse donnée par ASSART le 14 février 2019 

Regardez l’art dans les yeux !

Regardez l’art dans les yeux !

Nous sommes tellement envahis de flux d’images que de nombreuses œuvres présentes dans le paysage échappent à notre vue. Mais si on prend la peine de bien ouvrir les yeux, on remarquera sur nos murs une grande variété de regards qui nous observent en permanence. Dans cet article, j’ai sélectionné quelques-uns de ceux qui ont attiré le mien, dans l’optique de mettre à l’honneur l’un des 5 sens du corps humain : La vue.

Petit rappel du Sens

La vue nous permet d’observer et d’analyser l’environnement à distance au moyen des rayonnements lumineux. [1] Quant au regard, il symbolise entre autres l’action de porter la vue sur quelqu’un ou quelque chose. [2]  C’est par cette action que j’ai photographié les œuvres de différents artistes que je propose ici, et qui représentent des regards observateurs, charmeurs, interrogateurs, attristés, effacés, désabusés ou encore admiratifs….

Il n’est pas toujours facile de trouver les mots justes pour décrire une expérience visuelle. Je vous épargne donc toutes les sensations que j’ai ressenties en les voyant car L’œil le meilleur ne vaut pas une règle. [3]  Mais outre l’esthétique, elles ont toutes en commun d’avoir provoqué en moi l’espoir d’être au plus près du message qu’a voulu délivrer l’artiste. Pour autant, c’est avec mes émotions du moment que je les ai abordées, ce qui reste je crois la manière la plus honnête de les recevoir.

Le sens du regard

Placé dans le cadre des jeux de séduction, le pouvoir du regard est indéniable car c’est un objet de désir. En tant qu’instrument de communication, le mouvement des yeux peut se substituer à une boussole qui invite ou repousse l’autre à entrer en contact.

Regard de femme par FKDL ©No Fake In My news

Œuvre photographiée sur un mur du 10e arrondissement de Paris. Ce regard de femme est signé FKDL acronyme de Franck Duval. C’est un artiste peintre français, né à Paris en 1963. Spécialiste de l’art scotch et du collage, il rejoint le monde du street art en 2006. Il vit et travaille à Paris où on croise régulièrement sur les murs ses créations colorées, joyeuses et souvent véhiculant des messages positifs.

Pochoir par l'artiste Coco - ©No Fake In My news

Pochoir réalisé par l’artiste Coco , photographié sur les murs de Ménilmontant à Paris. Cette artiste est une étudiante en Histoire et Histoire de l’art, passionnée de dessin et de street-art.

Regard de femme voilée par AFK - ©No Fake In My news

Portrait d’une femme voilée par AFK photographié à Vitry-sur-Seine (94). Sur un mur à coté, l’auteur l’a accompagné du message « Treat her Right Bro ! » . AFK est un artiste, pochoiriste qui vit en Norvège et préfère garder l’anonymat. Il travaille les tons de gris avec une injection subtile des deux couleurs qui marquent sa signature : le rose et violet. Il introduit des questions considérées comme tabou dans la sphère publique afin de pousser à un questionnement sur notre monde conventionnel .

L’essence du regard

À lui seul le regard a le pouvoir de refléter des états d’esprit qui n’ont nul besoin d’être formulés par la parole: la tristesse, l’ataraxie, la peur, l’inquiétude, l’espoir, le questionnement et d’autres encore. Il porte le poids de la pensée. Les interprétations qui l’accompagnent proviennent bien sûr des codes culturels dans lesquels on a évolué. Mais il peut aussi convoquer autour de messages fédérateurs et à ce titre, il est un langage universel.

Ouvriers de Baudin par EvazéSir - ©No Fake In My news

« Ouvriers de Baudin » . Cette installation du duo d’artistes EvazéSir, membre du collectif no rules corp a été réalisée au Mausa . Evazé et Sir sont des acteurs d’art urbain avec leur propre style alliant graffiti, pochoir , collage ou peinture. Très actifs à l’international, ils réalisent des installations et des fresques murales composées de l’univers particulier de chacun, toujours teintées de pointe d’humour.

Papa. C’est quoi l‘argent ? par PBOY - ©No Fake In My news

« Papa. C’est quoi l‘argent ? » Cette fresque représentant un enfant en plein questionnement a été faite par PBOY ( Pascal Boyart ) dans le 19e à Paris. C’est un artiste peintre basé à Paris qui a commencé son parcours en se faisant un nom dans le milieu de l’art urbain. Dans beaucoup de ses réalisations, il questionne la représentation du regard et l’exploration de son potentiel expressif.

"In the eyes" par Big Ben - ©No Fake In My news

« In the eyes » est une œuvre de Big Ben , artiste autodidacte influencé par Bansky et Blek le rat. Il offre un regard à la fois enfantin et terriblement aiguisé sur notre époque via des détournements et autres compositions artistiques, pour un résultat qui déclenche la bonne humeur. On retrouve plusieurs de ses créations sur les murs de Lyon, notamment dans le quartier de la Croix Rousse où ce regard de David Bowie a été photographié.

Le sens par le regard

Et puis il y a les regards qui scintillent et nous ouvrent les portes sur des univers plus abstraits. Entre fiction et réalité, leurs éclats magiques nous dirigent vers une dimension nouvelle dans laquelle nous voulons nous balader. La machine à explorer les rêves se met en marche.

Oeuvre de Marko93 et Averi - ©No Fake In My news

L’œuvre est signée Marko93 aka DarkVapor, le french lighter et Averi . La photo a été prise prise sur les murs du 6b à Saint-Denis (dpt 93) . Marko 93 est artiste issu du graffiti et de la calligraphie depuis les années 80. C’est surtout au début des années 2000 qu’il perfectionne et popularise le procédé du light-painting qui devient aujourd’hui la marque de fabrique de son art. Quant à Averi, c’est un personnage de la scène graffiti de Bretagne depuis le début des années 90. De ses throw-up très identitaires, il humanise ses lettres et se donne aux portraits en “driping” associant formes construites et peintures plus libres. [6]

Oeuvre de Daze - ©No Fake In My news

Œuvre réalisée sur les murs de Vitry sur Seine. Son auteur Chris Daze Ellis a commencé sa carrière en peignant les métros de New York dans le milieu des années soixante-dix alors qu’il fréquentait la High School of Art & Design. Il est l’un des rares artistes de cette période à avoir réussi la transition du métro à l’atelier.

Oeuvre d'Andrew wallas - ©No Fake In My news

Photo prise sur les murs de Montreuil dans le cadre de l’événement It’s gonna be PaintFull III . Son auteur, Andrew Wallas est un artiste autodidacte et polyvalent influencé dès son plus jeune âge par la culture américaine hip-hop. Dans les années quatre-vingt-dix, il décide de se consacrer exclusivement à la peinture. Il est aussi à l’aise avec un pinceau qu’avec une bombe aerosol. Il cherche constamment l’harmonie à travers les formes, les volumes, les ombres et les lumières. [4]

Oeuvre de JALLAL - ©No Fake In My news

Mur réalisé par l’artiste graffeur Jallal membre du Crew LFE (La Fine Équipe) sur la façade de L’ART SEINE 22b quai d Austerlitz Paris 13.

Un petit mot pour finir…

« J’ai la conviction absolue que le sens et l’interprétation d’une œuvre d’art ne sont pas définis une fois pour toutes par l’artiste ni son époque, mais qu’ils sont enrichis par chaque regard, chaque visiteur » Marie Lavandier, directrice du Louvre Lens, historienne de l’art et anthropologue de formation. [5]  

Ça s’est passé près de chez moi : 3/3

Ça s’est passé près de chez moi : 3/3

 

Pour clôturer cette trilogie, je me tourne du côté de l’Urban Week à la Défense.

En général à l’heure du déjeuner à la Défense, on croise beaucoup de cadres préoccupés par la charge de travail qui les attend.

Depuis plusieurs années, le quartier d’affaires a opéré une transformation profonde. Il est loin le temps où la traversée des couloirs de métro de cette station faisait peur à la population féminine en fin de journée. Désormais, l’architecture y est moderne, éclairée. Le béton froid qui confinait à la rudesse de la rentabilité s’atténue peu à peu face à une Défense axée sur la culture. Quoi de mieux pour impulser le bien être aux travailleurs et faire découvrir d’autres facettes de cet endroit.

Les activités y fleurissent pour réinventer le paysage urbain. Parmi elles, l’Urban Week qui trace son sillon d’année en année en est à sa quatrième édition. Et si je prends autant de plaisir à mettre cet événement en exergue, c’est parce qu’il n’y a rien de mieux pour donner un coup de « peps » à ce lieu plutôt connu pour l’implantation des sièges sociaux de grandes entreprises.

C’est dans ce contexte que l’Underground Effect 3 par le biais du Projet SAATO a fait venir dix-huit graffiti-artistes internationaux pour se livrer à des performances live sur le Parvis de la Défense.

Voici un retour en images des créations du 20 au 23 septembre 2017 qui auront marqué leur passage.

 

L’artiste NEAN

 

L’artiste Mr DHEO 

 

L’artiste SMUG

 

L’artiste INSANE 51

 

L’artiste DOES

 

L’artiste STOM500

 

L’artiste MONSTA

 

L’artiste VESOD

 

L’artiste BELIN

 

L’artiste MR CENZ

 

L’artiste MOMIES

 

L’artiste KALOUF

 

L’artiste DEGE

 

L’artiste WISE TOO

 

L’artiste RNST

 

L’artiste BANE&PEST

 

L’artiste RUSS

 

Les artistes KALOUF et BELIN 

KALOUF et BELIN- Urban Week 2017 - ©No Fake In My News

 

Mais Urban Week, c’était aussi :

  • L’installation d’un marché urbain articulé autour des projets alternatifs et de street food
  • L’organisation de visites du site et de son évolution architecturale
  • Des démonstrations sportives, des concerts et ateliers de street-art comme celui animé par le pochoiriste Raf Urban [1]
  • L’ouverture d’un nouveau espace culturel L’Alternatif avec une exposition dont ci dessous l’œuvre de Alexone Dizac
Alexone Dizac - Urban Week 2017 - ©No Fake In My News

Il n’y a pas de doute : durant ces quatre jours, la Défense s’est transformée en une vaste plateforme d’échanges culturels.

J’ai hâte à l’édition de l’an prochain.

Vilédé GNANVO

Ça s’est passé près de chez moi : 2/3

Ça s’est passé près de chez moi : 2/3

 

Dans ce deuxième article, je me suis intéressée au Festival Graffic Art à Puteaux. C’est en marge des Journées du Patrimoine que ledit festival s’est déroulé à Puteaux les 16 et 17 septembre 2017.

Pour l’occasion, les street artistes se sont emparés de l’Hôtel de Ville pour y apposer leur vision de l’histoire de la démocratie. Pas étonnant que cette thématique soit mise en avant. Un jour plus tot, le 15 septembre représentait la Journée Internationale de la Démocratie.

C’est donc munis de leurs talents et parfois suspendus à 10 mètres du sol que les artistes ont graffé des œuvres éphémères, dans les catégories où s’expriment le mieux leurs talents.

Afin de préserver le bâtiment de l’Hôtel de Ville, le Plasti’Graff ( support permettant d’allier la culture éphémère du graffiti et la possibilité pour les entreprises et collectivités de valoriser leur patrimoine) a servi de support .

L’objectif pour la ville dans la mise en place d’un tel événement est d’éveiller le grand public au street art. Des ateliers animés par Pschitt ont été proposés aux plus jeunes pour les initier aux techniques de l’art urbain. De quoi susciter des vocations…

Pochoir, aérosol, anamorphose, graffiti, lettrage… Toutes les spécialités avaient voix au chapitre.

Sélection de quelques œuvres réalisées à l’extérieur, sur le parvis.

 

Oeuvre de Astro

Réalisation de Astro - Festival Graffic Art 2017- ©No Fake In My News

Oeuvre de Gregory Vast

Oeuvre de Gregory Vast - Festival Graffic Art 2017- ©No Fake In My News

Oeuvre de Vision

Oeuvre de VISION - Festival Graffic Art 2017- ©No Fake In My News

Oeuvre de Tore

Oeuvre de XKUZ.

Ouvre de XKUZ - Festival Graffic Art 2017- ©No Fake In My News

Oeuvre de ZDEY  

Oeuvre de ZAG & SIA

Oeuvre de ZAG & SIA - Festival Graffic Art 2017- ©No Fake In My News

Oeuvre de Putéoliens

Oeuvre de Putéoliens - Festival Graffic Art 2017- ©No Fake In My News
Ça s’est passé près de chez moi : 1/3

Ça s’est passé près de chez moi : 1/3

 

Les festivals de street art n’en finissent pas d’égayer nos fins de semaines. Qu’ils soient petits ou plus confidentiels, l’engouement qu’ils suscitent auprès du grand public ne se dément pas. Retour sur trois événements qui ont rythmé l’été et la rentrée culturelle de bon nombre d’ente nous dans les Hauts de Seine.

 

  1. Rosa Bonheur à l’Ouest à Asnières-sur-Seine
  2. Graffic Art à Puteaux
  3. Urban Week à la Défense-Courbevoie

Street art à Asnières-sur-Seine.

Pour la première de cette trilogie, j’ai choisi l’été du street art qui s’est invité à Rosa Bonheur à l’Ouest. Cet événement se déroule au Port Bas d’Asnières-sur-Seine ( 20 quai du docteur Dervaux ) depuis le 14 juin 2017. Il s’inscrit dans la dynamique d’expansion de Rosa Bonheur avec cette nouvelle guinguette installée à un endroit idéal pour toucher les habitants des trois villes que sont Asnières sur Seine, Levallois Perret et Clichy La Garenne.

Sous la direction artistique de l’artiste Pimax , de nombreux artistes sont venus réaliser des œuvres sur un mur de  » 300 mètres de long pour au total une surface de 1000m² repeinte pour l’occasion« . [1]

J’ai vous ai sélectionné quelques-unes des créations faites depuis la mi-juin jusqu’à aujourd’hui.

 

Réalisation de PIMAX et CRANIO

Réalisation de PIMAX et CRANIO - Rosa Bonheur Ouest 2017- ©No Fake In My News

 

Réalisation de SEE 

Réalisation de SEE - Rosa Bonheur Ouest 2017- ©No Fake In My News

 

Réalisation de RETRO 

Réalisation de RETRO - Rosa Bonheur Ouest 2017- ©No Fake In My News

 

Réalisation de DOUDOUSTYLE et KEVIN JOAKIM

Réalisation de DOUDOUSTYLE et KEVIN JOAKIM - Rosa Bonheur Ouest 2017- ©No Fake In My News

 

Réalisation de ALEX FACE

Réalisation de Alex Face

 

Réalisation de INTOXART

Réalisation de INTOXART - Rosa Bonheur Ouest 2017- ©No Fake In My News

 

Réalisation de PIMAX 

Réalisation de PIMAX - Rosa Bonheur Ouest 2017- ©No Fake In My News

Mais Rosa Bonheur à l’Ouest c’est aussi un ensemble de petites activités dans le bon esprit du farniente.

En fin de compte c’est un espace d’échanges dans le but de de faire vivre les quais et d’attirer les familles ou les salariés des entreprises.

Réalisation de PIMAX - Rosa Bonheur Ouest 2017- ©No Fake In My News

Un bien être à portée de main dans cette ville qui verra cet esprit confirmé par la création de pontons et l’amarrage d’une nouvelle péniche courant 2018. Du moins je l’espère…

Vilédé GNANVO

Entre deux averses, Street-Art Park à Cergy

Entre deux averses, Street-Art Park à Cergy

 

Le samedi 8 septembre, c’est du côté de Cergy Pontoise que j’ai mené ma petite escapade urbano-culturelle pour découvrir « la galerie street-art à ciel ouvert » qui y a vu le jour la veille.

L’événement nommé Street-Art Park est organisé conjointement par la Manufacture 111, centre culturel pluridisciplinaire dédié aux créations urbaines et l’agglomération de Cergy Pontoise . Il a lieu dans une ville de la proche banlieue parisienne, dans un lieu atypique (un parking) où l’on trouve également garé Le bus rouge en guise de restaurant food truck.

Si l’emplacement réservé à cette exposition extérieure n’est pas très grand (260 m de palissades), il n’en demeure pas moins qu’il réunit des œuvres de 24 artistes de renom ou émergents, qui pratiquent des techniques différentes, et qui ont contribué à la mise en place de l’événement avec entre autres pour dénominateur commun la thématique : la ville de demain. Chacun y est donc allé de sa propre vision.

Quant à la scénographie générale articulée autour d’une déambulation muséale, elle permet de suivre l’évolution de l’art urbain et les diverses formes par lesquelles il s’exprime à travers les années.

L’objectif affiché de l’agglomération n’est pas que culturel. Il s’inscrit tout autant dans une démarche de transformation urbaine : « Cette transformation urbaine sans précédent, avec la gare totalement restructurée, le Centre commercial Les 3 fontaines modernisé ou l’îlot du Théâtre rénové, proposera les conditions d’une vie urbaine animée, apaisée et partagée » assure le président de l’agglomération, Dominique Lefebvre.

Quand j’arrive, il n’y a presque personne. Normal, l’événement n’en est qu’à ses débuts et la météo du jour est peu propice à des activités à l’extérieur. Il pleut. Peu importe, je suis téméraire. C’est ainsi qu’entre deux averses je me suis laissée aller à la découverte de ces créations réalisées expressément pour l’occasion.

Entre 2 averses, oeuvre de Rafael Federicci refleté

Il n’a pas été facile de renoncer à une représentation exhaustive. J’ai alors sélectionné dix d’entre elles que je vous présente ci-dessous, indépendamment de la logique du parcours muséal, mais avec le souci:

  • de représenter de manière équilibrée les différentes catégories d’expression artistique.
  • de laisser suffisamment de matières pour les personnes qui souhaitent aller voir sur place.

Calligaffiti – Calligraphie réalisée par Cyril SIMON alias 2flui . Les lettres calligraphies et le choix des couleurs représentent la thématique de la ville bouillonnante, ville de demain.

2Flui -Street Art Park 2017 - ©No Fake In My News

 

Graffiti réalisé par Arnaud Kool. Mélange de regards sceptiques sur notre époque. Une pointe d’espoir se dessine via la couleur, la musique et la végétation discrète au centre.

Arnaud Kool -Street Art Park 2017 - ©No Fake In My News

 

Graffiti réalisé par Bebar allias bebarbarie. Clin d’œil de l’artiste à l’Espagne avec l’insertion de l’architecture typique des Horreos de la région des Asturies.

Bebar -Street Art Park 2017 - ©No Fake In My News

 

Collage fait par Joachim Romain. Un hommage est ici rendu par l’artiste au Havre et à l’architecte Auguste Perret.

Joachim Romain - Street Art Park 2017 - ©No Fake In My News

 

Dessin peint d’Arnaud Katset. Il questionne sur la place de l’humain et la temporalité dans la ville de demain dans ce monde soumis à une évolution technologie à grande vitesse.

Arnaud Katset - Street Art Park 2017 - ©No Fake In My News

 

Peinture abstraite et géométrique réalisée par Sébastien Féraut aka Niark1. Déambulation urbaine de personnages aux allures bestiales.

Niark 1 - Street Art Park 2017 - ©No Fake In My News

 

Pochoir réalisé par STeW. Avec le moineau tout vert, il signe la nécessaire orientation de la ville de demain à travers le retour à la nature.

STeW - Street Art Park 2017 - ©No Fake In My News

 

Graffiti – tags et lettrage de PapaMesk. Ce travail montre le mouvement et l’effervescence des grandes métropoles urbaines.

Papa Mesk - Street Art Park 2017 - ©No Fake In My News

 

Graffiti design de Serty31. L’œuvre évoque l’ouverture des cultures sur une ville nouvelle, moderne et futuriste, fragile comme le cristal mais protégée par ses robots renforts autosuffisants car producteurs de ressources énergétiques.

Serty31 - Street Art Park 2017 - ©No Fake In My News

 

Peinture abstraite de Théo Lopez. La ville sans cesse confrontée au dilemme de sa stabilité harmonieuse à conserver et les flux et improvisation qui la bousculent.

Theo Lopez- Street Art Park 2017 - ©No Fake In My News

 

Au-delà de cette sélection, vous découvrirez en allant sur place les réalisations de plusieurs autres artistes.
L’événement, bien qu’ayant lieu à l’extérieur est très bien réalisé avec un travail pédagogique sur les auteurs, les techniques et un étiquetage minutieux replaçant les œuvres dans le contexte. L’amateur qui viendra les contempler ne sera donc pas livré à sa seule interprétation, ni désœuvré face à l’absence de références.

Vilédé GNANVO

Pour en savoir plus sur les actions et futures animations prévues les week-ends prochains autour de cet événement : http://www.manufacture111.com/manufacture-111-paris et http://www.13commeune.fr/actualite/street-art-park-une-galerie-street-art-ciel-ouvert

Lieu et dates : du 7 septembre au 30 novembre 2017 ; Entrée libre
Parking Verger Rue de la Gare 95 000 Cergy

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